Ministère de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du développement

Sceau de Republique Gabonaise

Communiqué de presse : Conseil d’Administration de la BEAC à Yaoundé/Cameroun.

Le lundi 18 septembre 2018, s’est réuni en session ordinaire à Yaoundé au Cameroun le Conseil d’Administration de la BEAC, sous la présidence de Monsieur Jean–Marie OGANDAGA, le Ministre de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du Développement et Président en exercice du Comité Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC).

Au cours de cette séance, le Conseil d’Administration a pris connaissance de l’évolution récente de la conjoncture économique et financière des Etats de la CEMAC en 2018.

Le Conseil d’Administration a noté les faits marquants suivants :

1)      Une accélération des activités, avec un taux de croissance de 2,5% (+6,1% pour le secteur pétrolier et +1,8% pour le secteur non pétrolier) ;

2)      Une progression du niveau général des prix à 1,6 % en moyenne annuelle, contre 0,9% en 2017 ;

3)      Un excédent du solde budgétaire, base engagements, dons compris, à 0,5% du PIB, contre -3,3% du PIB en 2017 ;

4)      Un accroissement de la masse monétaire de 7,1% avec un taux de couverture extérieure de la monnaie qui s’établirait à 60,7% ;

Avant d’aborder séquentiellement l’examen du Rapport du Comité d’Audit du 3ème trimestre 2018, l’adoption du collectif budgétaire de l’exercice 2018, l’examen de la version révisée du Code des Marchés de la Banque , l’autorisation d’ouverture dans livres de la BEAC d’un compte au profit du GIMAC, le Conseil d’Administration a évoqué la situation des réserves de change de la BEAC qui ont progressé de 8,54% pour s’établir à 3092 milliards FCFA au 31 juillet 2018, contre 2849 milliards FCFA au 31 juillet 2017.

Cette hausse s’explique essentiellement par les mesures mise en œuvre par les Etats et la BEAC en vue de relever le niveau des réserves de change.

Par ailleurs, le comité ministériel a été saisi de la procédure relative à la mise en place d’un nouveau cadre spécifique de conception et suivi des programmes économiques et financiers du FMI avec les pays membres des unions monétaires. Ce nouveau cadre propose que les avances directes de la banque centrale aux états membres de l’union monétaire soient désormais comptabilisées en dette extérieure. Cette évolution aurait des conséquences majeures défavorables pour l’ensemble des pays de la CEMAC, au nombre desquelles :

1)      Une hausse sensible du poids de la dette extérieure des pays membres, avec un quasi doublement du taux d’endettement pour certains pays, avec des conséquences négatives sur la capacité d’endettement des Etats sur les marchés financiers internationaux et des risques de dérapages dans la mise en œuvre des programmes financiers ;

2)      Une dégradation sensible de la pondération de la signature des Etats dans le cadre de l’évaluation prudentielle des banques commerciales.

En outre, une application extensive de cette méthodologie pourrait toucher d’autres institutions communautaires comment la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC), dont les prêts aux Etats seraient alors considérés comme de la dette extérieure.

Enfin, le conseil d’administration a examiné respectivement la note sur la préparation de la réunion de la Zone Franc, des assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale, puis les communiqués de presse des dernières réunions institutionnelles de la BEAC (CM, CPM, CMFN).

Publié le : 22 / 10 / 2018

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