Ministère de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du développement

Sceau de Republique Gabonaise

Un rapport de suivi très édifiant

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Le Plan de relance économique (PRE) a fait l’objet d’un bilan, dont le rapport a été présenté par le Premier ministre, le 23 avril à Libreville. Emmanuel Issoze Ngondet est notamment revenu sur les grands enseignements de ce programme sur l’année 2017 et le premier trimestre 2018.

Un an après sa mise en œuvre, le Plan de relance économique (PRE) a fait l’objet d’un bilan, dont le rapport a été présenté le 23 avril à Libreville. A cette occasion, le Premier ministre est revenu sur les principaux enseignements de ce programme sur l’année 2017 et le premier trimestre 2018. Emmanuel Issoze Ngondet a au préalable rappelé que couvrant la période 2017-2018, «le PRE a pour objectifs de réduire le déficit budgétaire global, augmenter les recettes hors pétroles, maitriser la dette publique, augmenter la part des investissements portés par le système financier public, créer 20 000 emplois, augmenter le taux de croissance (5% en 2019) et réformer le cadre des affaires».

En ce qui concerne la maîtrise des dépenses et de la dette, le Premier ministre a souligné que le gouvernement a reçu 522 milliards de francs CFA des partenaires internationaux. «Grâce à ces financements obtenus à des conditions préférentielles, le Gabon a remboursé d’autres emprunts extérieurs. Ainsi, la dette publique a été réduite de cinq points du PIB : elle est passée de 64% du PIB en 2016 à 59% en 2017. Soit mieux que l’objectif cible de 60% fixé pour 2019», a déclaré Emmanuel Issoze Ngondet. Dans le même volet, le déficitbudgétaire global est passé de 6,6% du PIB en 2016 à 3,6% du PIB en 2017.

Les enseignements sont tout aussi mitigés au niveau du volet du cadre des affaires et de relance de la croissance. En effet, Emmanuel Issoze Ngondet a regretté que le Gabon n’ait pas réussi à redynamiser son rythme de croissance en 2017. «Si la récession a été évitée, l’objectif de relancer le rythme de croissance n’a pas été atteint», a-t-il affirmé. Aussi, a-t-il relevé : «Le gouvernement n’est pas encore parvenu à créer le choc de simplification et d’optimisation du cadre des affaires».


Toutefois, le Premier ministre s’est réjoui de la réduction de moitié, du solde des transactions courantes par rapport à 2017. «Les résultats de 2017 s’expliquent par la hausse de l’excédent de la balance commerciale (+39,6%) liée à l’augmentation des exportations de pétrole et de manganèse», a-t-il détaillé. Par ailleurs, si le pays a renoué avec les créations nettes d’emplois (2000 en 2017), Emmanuel Issoze Ngondet a cependant regretté que ce rythme soit inférieur aux objectifs fixés. «Le secteur agricole, les industries et les services sont les principaux secteurs de création d’emplois, qui compensent les pertes d’emplois enregistrées chez les sous-traitant du secteur pétrolier et le BTP», a-t-il révélé.


Le bilan présenté par le chef du gouvernement a du reste mis en lumière des problèmes de gestion dans la mise en œuvre du PRE. Il s’agit d’un faible niveau d’appropriation du PRE dans les administrations ; une absence de priorisation des actions dans les départements ministériels ; un faible niveau de coordination des acteurs ; la lenteur dans le circuit administratif d’adoption des textes juridiques ; une faible culture du reporting. A cela s’ajoute le faible niveau de financement des actions phares du PRE, et des décaissements des budgets inscrits dans la Loi des finances ; l’absence d’inscription budgétaire des fonds de contrepartie nationale exigés par les bailleurs ; etc.

Autant de lacunes pour lesquelles Emmanuel Issoze Ngondet a prescrit un certain nombre de recommandations. Celles-ci portent essentiellement sur le pilotage du PRE, son financement et le suivi des réalisations. Sur ce dernier aspect, le Premier ministre a notamment recommandé la pérennisation d’une évaluation semestrielle de la mise en œuvre du PRE.



 

Publié le : 25 / 04 / 2018

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